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  <title>Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER - Bibliothèque des trois horloges</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 11 Jul 2025 07:09:18 +0200</pubDate>
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    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/04/09/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 14:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>extrait du berger de Mostaganem</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 02/12/2015 13:40&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un extrait du berger de Mostaganem (page 357) relatif au drame qui se déroula dans le tunnel allant de BEO à l'Amirauté pendant la guerre 39/45:
&quot; L'ancienne gare de Bab el Oued reliait le centre ville d'Alger par une voie souterraine. Souvent la nuit,ce tunnel désaffecté accueillait des centaines de familles venues se réfugier à l'annonce d'un raid aérien allemand sur Alger. Ce soir là, à 21 heures, les sirènes des Messageries avaient rameuté des milliers d'habitants accourus pour se protéger des bombardements. L'hébergement provisoire de tout ce monde s'était effectué dans une ambiance débonnaire, et pour les enfants c'était l'occasion de se divertir un peu plus.
Les familles suivaient attentivement les ordres des responsables, les porte-voix ne cessaient de répéter :
- Dépêchez-vous, avancez fissa, avancez sur l'avant, tout le monde doit trouver une place dans l'abri.
Les premiers avaient suivi attentivement les consignes et s'étaient engouffrés dans le tunnel sans lumière. Au même moment, la protection civile s'organisait contre les largages de bombes. Pour camoufler les infrastructures portuaires et les nombreux navires à quais dans le port d'Alger, cibles choisies par les « Heinkel » et les « Messerschmidt » de la « Luftwaffe* », la défense passive de l'Amirauté,entreprit comme à chaque alerte de faire disparaître Alger sous unépais nuage de fumigènes.
Mais le vent ce soir là, ne soufflait pas dans la direction habituelle.
Une aspiration d'air imprévisible se fit sentir dans le souterrain noir de monde, ramenant les gaz irrespirables dans le corridor transformé encouloir de la mort.
Une panique indescriptible s'en suivit.
Les personnes affolées par les fumées suffocantes contribuèrent à une gigantesque bousculade.
Dans la poussée pour survivre, elles chutaient et s'écrasaient les unes sur les autres, créant un entassement horrible de corps asphyxiés.
L'épouvante et les cris d'horreurs durèrent trente longues minutes, puis plus rien.
Horrifiés, les plus chanceux retrouvèrent l'air frais du dehors et s'étonnèrent d'avoir échappé à l'affreux drame.
A la lueurdes briquets, les sauveteurs découvrirent des scènes abominables. La mort s'était invitée dans cet abri destiné à les protéger. On retira une trentaine de cadavres et des centaines de blessés. Le tunnel fut fermé et condamné àjamais. Plus aucune alerte n'attira le peuple de Bab el Oued dans ce piège criminel. Désormais, les Bab el Ouediens suivaient les balles traçantes des combats aériens au-dessus du quartier par la persienne entrouverte de leur chambre.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Raymond MOLTO</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/04/09/Raymond-MOLTO</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Apr 2019 14:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>De Gyotville à Bab El Oued</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 29/10/2015 07:13&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De Gyotville à Bab El Oued&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LE TEMPS VIENDRA OÙ NOUS SERONT RÉUNIS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est parfois difficile dans ma solitude, de me souvenir que quelqu'un m'aime, quelque part. Quelqu'un qui m'aime pour ce que je suis et non pour ce qu'il souhaite que je sois ou pour ce qu'il souhaite faire de moi. Quelqu'un qui m'aime, juste pour moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme c'est parfois difficile d'accepter d'être si loin d'un de l'autre et de se voir si peu! Mais je sais que lorsque le temps viendra pour nous d'être réunis rien ni personne ne nous en empêchera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toi, mon amour, tu vis toujours dans mes rêves, mes espoirs, mes actions. Mais plus que tout, tu vis dans mon coeur, et ça, mon amour, c'est la chose qu'aucune distance &lt;del&gt; aussi grande soit-elle &lt;/del&gt; ne pourra jamais faire disparaître.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>LES TROIS HORLOGES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/03/26/LES-TROIS-HORLOGES</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>LES TROIS HORLOGES</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 30/11/-1 00:00&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A tous les ami(e)s,&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Pour la deuxième fois, je vous écris un petit mot, car en cette semaine de la Toussaint et comme tous les Toussaints depuis très très longtemps je suis toujours aussi triste. J'existe depuis très longtemps, j'ai pu voir les premiers corbillards tirés par des chevaux, et plus tard les corbillards automobiles. Je pense que vous m'avez reconnu, je suis l'horloge, je dirais plutôt &lt;em&gt;LES TROIS HORLOGES&lt;/em&gt;, comme vous le savez je suis située au coeur de notre quartier BAB EL OUED. Des plus petits aux plus grands, je vous ai tous connus.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Depuis quelques années, j'ai la chance que certains d'entre vous qui ont un besoin de faire une thérapie ou un pèlerinage viennent faire un tour au quartier qu'ils n'ont pas oublié et encore moins de venir me voir et se prendre en photo avec moi en souvenir du bon temps passé ensemble. En 2010, un enfant du quartier est venu me voir avec sa femme, il était fier de se faire prendre en photo avec sa charmante et douce femme qui était née à MARSEILLE et heureuse de prendre cette photo comme une pieds noirs. Ils s'étaient promis de revenir en 2014 mais les circonstances de la vie ne l'ont pas permis.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais ce qui m'attriste d'autant plus c'est que cette charmante femme qui n'avait rien connu de ce quartier, mais qui le connaissait grâce au site NEABABELOUED que son fils Sébastien avait créé pour son père qu'elle aidait et soutenait dans les mauvais moments. Elle a su se faire aimer de notre communauté et de plus elle nous appréciait. En début de cette année, elle s'en est allée un peu trop jeune pour le grand voyage. J'aimerais bien quand ce jour de Toussaint avec moi vous ayez une pensée pour cette petite patos qui manque beaucoup à son mari, ses enfants ainsi qu'à ses deux petites filles.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Sans oublier tous ceux qui nous ont quittés avant 1962 et jusqu'à nos jours.
LES TROIS HORLOGES&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Jean-Jean MORENO</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/03/26/Jean-Jean-MORENO</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>rue Cardinal Verdier au cimetière de St Eugène</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 28/10/2015 09:01&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonjour André et toutes les fréquentations du site de Christian.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ton très beau texte sur la rue Cardinal Verdier au cimetière de St Eugène me touche tout particulièrement car je connais ce trajet par c 1/2 ur. Je demeurais avenue de la Bouzaréah, au début de cette fameuse rue du cardinal Verdier et je devais me rendre à mon école située rue Larrey au bout de cette rue, juste avant les pompes funèbres. En lisant ton texte je me revoyais cheminant cette rue et croisant les rues des moulins, J.J. Rousseau, de Normandie, du Dauphiné, profitant des effluves de notre marché de Bab el oued et plus loin celles du parfumeur Zouaï.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Effectivement, ce trajet je le faisais également le jour de la Toussaint comme presque tous mes voisins, accompagné de ma mère, frères et s 1/2 ur . Je revois ces étals de chrysanthèmes à l’angle de la rue Verdier et du Bd de Champagne, à l’abri des murs de l’hôpital Maillot. C’était une formidable explosion de couleurs jusqu’à la clinique Barbier Hugo. Que ces instants de remémorations, de souvenirs nous permettent de nous recueillir virtuellement sur les tombes de nos êtres chers abandonnés dans nos cimetières qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je viens de rencontrer sur le site &quot;répertoire PN&quot; un ancien de la rue Léon Roches au N°6, il se nomme Michel DOMENECH, il est né en 1938. Il souhaiterait dialoguer avec d'autres anciens du quartier, alors..si le c 1/2 ur vous en dit....Belle journée à tous&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/03/26/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>A quelques jours de la Toussaint: un hommage à nos aïeux.</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 26/10/2015 15:01&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A quelques jours de la Toussaint: un hommage à nos aïeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rue Cardinal Verdier&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rue Cardinal Verdier cheminait de la vie à la mort. Elle prenait naissance au marché de Bab el Oued et aboutissait au cimetière de St-Eugène. Les corbillards municipaux empruntaient régulièrement ce trajet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis des générations et chaque année jusqu'en 1961, les deux dernières semaines d'octobre, voyaient se dérouler un rituel immuable entre le marché et le cimetière ( créé en 1836 ). Une foule immense empruntait à pied et en famille ce trajet afin de rendre hommage à ses défunts. Durant deux semaines, les trottoirs regorgeaient de fleuristes occasionnels et la rue se colorait de magnifiques arcs-en ciel de chrysanthèmes. Jeunes et vieux, recueillis comme il se doit, remplissaient un devoir générationnel transmis par les us et coutumes hérités de leurs ancêtres : rénover l'encadrement des tombes en fer forgé, nettoyer la pierre des monuments, redorer les inscriptions gravées dans le marbre, désherber les alentours, fleurir sans compter vases et jardinières. Le travail était ardu, c'est pour cela qu'il était entrepris dès la mi-octobre. Pour rien au monde, les descendants de cette tradition séculaire auraient failli à la mission de relier le présent au passé. Durant cette période du souvenir, où la ferveur remettait en lumière au près des jeunes la mémoire de ceux qu'ils n'avaient pas connus, il ne serait venu à l'idée de personne d'avoir un souci autre que celui d'aller accomplir son devoir en allant se recueillir sur la tombe familiale. Les Juifs et les Chrétiens se rendaient au cimetière de St Eugène, tandis que les Musulmans grimpaient au cimetière d'El Khettar. Les choses avaient été bien pensées : il n'y avait aucune différence, tous avaient la vue sur la mer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a 54 ans, jour pour jour, en cette fin d'octobre 1961, le peuple de Bab el Oued ignorait qu'il rendait hommage à ses morts pour la dernière fois. Comment pouvait-il imaginer qu'un destin aussi injuste allait mettre fin à une tradition familiale et le contraindre à l'abandon d'un rite ancestral ? Aujourd'hui, le cimetière de St-Eugène est délabré en plusieurs endroits, les tombes abandonnées, les parterres de fleurs absents de l'hommage qui était rendu aux défunts. Il existe toujours des visages pétrifiés dans la porcelaine sur les livres de marbre. Leurs regards souriants restent imperturbables dans le silence des allées désertes. Ils ont fini par prendre l'habitude depuis tout ce temps : personne ne viendra les visiter. Les herbes hautes, les monuments penchés, la rouille épaisse des fers forgés, témoignent que la tradition de la Toussaint ne reviendra plus. Seul le gazouillement éternel des moineaux dans les cyprès ravivent un semblant de gaieté comme un clin d'oeil à l'oubli. Tout les décors sont à leur place : les cris du stade sont toujours là, la mer bleue aussi est à deux pas, tout comme le ciel azur qui descend des collines de Sidi Bennour. Non, les décors n'ont pas changé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis 1962, dans le monde où l'on nous a obligés à vivre, y a-t-il un enfant de Bab el Oued qui ait trouvé dans la docte société métropolitaine, ou dans la savante littérature qui s'entasse dans la poussière des bibliothèques, un Directeur de Conscience ou un Maître à Penser ? Moi, jamais! Tous ceux qui ont construit les valeurs auxquelles je crois, les exemples auxquels je me réfère, demeurent toujours présents au cimetière de Saint-Eugène.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Tony BILLOTTA</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2019/03/26/Tony-BILLOTTA</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>30 JUIN 1962</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 23/10/2015 12:55&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce détail, c’est la date : 30 JUIN 1962 ! ! !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Date historique s’il en fut, pour les PN mais aussi pour les historien-ne-s pour lesquel-le-s la Grande Histoire s’écrit aussi avec les petites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après ma 1ère année, en tant que prof de Anglais-Français au Collège Laverdet de Maison-Carrée, et pour obtenir ma titularisation, je suis muté d’office à celui de Marengo-Square, poste pour lequel, les candidatures ne se bousculent pas ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Généreusement », on me confie une classe de 65 élèves dans un préfabriqué jouxtant le commissariat (soigneusement barricadé et ...attaqué).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucunement préparé pour les classes primaires, je fais de mon mieux pour enseigner à des enfants démunis, atteints de trachome à soigner, supporter avec eux le froid puis la chaleur torride de ce préfabriqué, les déplacements angoissants en car pour rentrer chez moi, à BEO le weekend et pour en revenir, pas très rassuré, le lundi vers 5h du matin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À peine marié, fin décembre, je reçois mon ordre d’incorporation pour le 4 janvier au Bastion 15 à Alger, annulé par un télégramme de l’Académie, m’enjoignant de me rendre à mon poste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec un travail énorme de préparation et de corrections, un succès flatteur aux épreuves écrites du CAP, j’attends de pied ferme l’inspection qui devrait me permettre d’être titularisé grâce à ces enfants, disciplinés, attentifs et travailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hélas pour moi, les jours passent et point d’inspecteur à l’horizon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je le sollicite maintes fois et surprise –massue ! Ce monsieur T., craignant de venir à Marengo, me convoque, chez lui à Blida, école du Centre, à 8h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Choix cornélien. Ne pas y aller, c’est perdre l’espoir de ne plus être titularisé, y aller, c’est prendre d’énormes risques sur une route dangereuse où je peux être abattu ou disparaître. Je choisis de répondre présent. Je me retrouve devant une classe moins nombreuse mais totalement inconnue avec des consignes à exécuter dans les différentes matières et ce, pendant toute la journée, bien longue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De 16H30 à 17h30, l’Inspecteur me donne des conseils, des bibliographies etc. , me félicite pour la conduite magistrale de mes leçons et la réussite au CAP qu’il me promet de m’adresser rapidement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Très éprouvé mais aussi très fier et heureux, je quitte l’établissement et me rends à l’arrêt d’autobus pour retourner, toujours anxieux (barrages, mitraillages, force locale...) à Marengo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais là, cruelle déception ! Les cars ne circulent plus à cette heure-ci. Que faire ? Je n’ai pas l’habitude des hôtels ni même la pensée d’en trouver un. Je suis pressé de rentrer et j’attends au bord de la route, une des rares voitures qui s’aventurerait sur cette route réputée peu sûre. Et voilà que, au bout d’une bonne heure, une 403 camionnette, s’arrête. Elle est conduite par le père d’un de mes élèves et nous arrivons sains et saufs au bercail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le mois de juin se passe sans aucune nouvelle de mon CAP.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le samedi 30 juin, dernier jour de classe aussi ...sauf que demain, dimanche est un autre jour, le 1er JUILLET 1962 et que ce sera l’Indépendance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré les promesses du FLN qui s’était engagé à protéger nos personnes et nos biens, je ne tiens pas à rester sur place et à 16h30, avec des collègues, je descends,(après une multitude de barrages et au milieu de foules de gens) sur Alger, direction l’Inspection Académique où j’arrive au pas de course à 17h55.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le concierge (que je connais) se prépare à fermer DÉFINITIVEMENT la porte et me laisse entrer dans ces lieux familiers où j’avais travaillé pendantl’été 1960.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans difficulté, je trouve le bureau de M. Scotti, Inspecteur d'Académie Adjoint qui se prépare à mettre un point final à ses fonctions et à qui j’explique mon odyssée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après vérification, il se rassoit, renseigne le CAP vierge, le signe, le tamponne et me le remet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sortons ensemble et les portes se referment derrière nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est donc le dernier document, (obtenu de haute lutte) de l’Inspection Académique de l’Algérie Française que je détiens précieusement et sans lequel, je n’aurais pas pu faire valoir mes droits ni exercer ce métier que j’ai tant aimé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En écrivant laborieusement ces lignes, surgissent d’autres souvenirs de cette époque
où il fallait aimer notre pays natal par-dessus tout pour y demeurer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Merci de les avoir lues et partagées : vous m’avez ainsi permis d’exorciser en partie, ces dures épreuves (et bien d’autres plus tragiques) que nous avons vécues, nous, les richissimes colons ....&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/18/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Oct 2018 12:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>LES NEIGES ETERNELLES DU DJURDJURA</category><category>Un souvenir d enseignant datant du 1° octobre 1961</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 23/09/2015 08:43&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un souvenir d'enseignant datant du 1° octobre 1961.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LES NEIGES ETERNELLES DU DJURDJURA
L'hiver dernier, je vivais un moment extraordinaire à la neige sur la station du Sauze-Super Sauze près de Barcellonnette dans les Alpes de Haute Provence. La matinée inondée de soleil s'annonçait magnifique. Le téléski du col de Fours me transportait de bonheur vers le sommet dans un silence de cathédrale; seul le bruit feutré de mes skis glissant sur la poudreuse me ramenait à la réalité. Mon regard se remplissait d'émerveillement à la vue du col tout de blanc vêtu qui ciselait le bleu azur du ciel tandis qu'au même moment le soleil dans sa flemme matinale s'apprêtait à franchir la crête dans un halo aveuglant. La carte postale qui s'affichait à l'instant sur le présentoir de la beauté m'emporta dans des rêves vagabonds comme seule la montagne peut nous en donner. Etait-ce le choc subit par cette vue éblouissante de lumière qui me bouleversa au point de supplanter le présent pour instantanément me retrouver un demi-siècle en arrière dans une mémoire intacte ? Comment arrivais-je à substituer à ce décor grandiose une image du passé qui venait de frapper comme un jaloux à la porte des souvenirs et me rappeler une émotion qui restait enfouie depuis le 1° octobre 1961. C'était définitif, mon esprit était dominé par ce que j'avais enregistré dans le disque dur de ma mémoire et qui me revenait plus vrai que nature :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 1° octobre 1961 à 8 h 30 précises, je venais de prendre en charge la classe du CM1 de l'école communale de Dra el Mizan, dans l'académie de Tizi Ouzou. La veille j'avais vécu une journée peu ordinaire pour rejoindre ce village de kabylie perché tel un rapace sur un piton montagneux. Levé à cinq heures, j'avais quitté Bab el Oued et ma famille le coeur gros avec une valise en carton pour rejoindre la gare d'Alger. Le guichetier des C.F.R.A. m'avait délivré le billet pour Dra el Mizan en me précisant que la gare d'arrivée s'appelait &quot;Aomar&quot;; et pour moi qui venait d'avoir vingt ans, Aomar devait se situer au sein de Dra el Mizan, comme la gare de Lyon se trouve au coeur de Paris. Le train à banquettes s'ébranla lentement par les ports dans un vacarme de castagnettes que les roues martelaient en franchissant l'entrecroisement des rails. Curieusement, j'étais secoué en saccade avec mes voisins de compartiment par un mouvement latéral qui nous faisait dandiner de telle manière qu'on avait l'impression dans notre face à face obligé, de se dire &quot;non&quot; en permanence. La ville d'Alger disparue, c'est l'arrière pays qui se mit à serpenter au grès des champs cultivés, des vignes qui s'alignaient à l'infini, des collines arides et des oueds desséchés fidèles à leur réputation ; seule la machine signalait son passage à grands coups d'avertisseur sonore perturbant la quiétude de la campagne encore assoupie. Quelques minutes d'arrêt à Ménerville entourée de verdure, puis la traversée des gorges de Palestro au relief agressif, et quelques éclipses assourdissantes dans des tunnels interminables, le contrôleur annonça au son d'une clochette d'église, l'arrivée imminente à destination. Aucune agitation particulière s'en suivie, sauf l'arrêt brusque qui occasionna une dernière bousculade avant de me retrouver seul avec mes bagages sur un quai désert entouré d'une végétation luxuriante où je crus un instant revivre le film qui avait ému tout le Plaza:&quot; Le pont de la rivière Kwaï&quot;. J'entendis pendant quelques instants encore le tintamarre des roues s'évaporer dans le lointain. J'étais sans réaction baigné d'inquiétude sur ce ciment zébré d'ornières, face à une bâtisse en ruine qui indiquait sous la forme d'un jeu de mots à compléter « G.re d'A.mar » &quot;.J'étais bien arrivé dans la bonne gare et le sentiment qui m'envahit me rappelait que j'étais planté au milieu de nulle part. Un événement soudain me fit penser que les miracles ne se font pas qu'à Lourdes : un enfant d'une douzaine d'années longeant le ballast les pieds nus en compagnie de trois moutons plutôt malingres vint à ma rencontre le regard espiègle, vêtu d'un sarouel pas très propre qui couvrait ses jambes jusqu'aux chevilles. Il me questionna:&quot; Msieur, t'y es le nouveau chir ?&quot; J'acquiesçai avec soulagement car enfin je retrouvais une identité:&quot; Oui petit, ana chir fil Dra el Mizan&quot;. Il me répondit:&quot; Je suis Ali. Le taxi il n'est pas encore là, mais il va pas tarder&quot;. J'étais heureux d'avoir des informations mais surpris d'avoir un taxi à prendre. Devant mon étonnement, il compris la situation et rajouta:&quot; Tu peux pas aller à pieds, Dra el Mizan est à quinze kilomètres dans la montagne&quot;. Enfin je venais de comprendre que la gare d'Aomar n'était pas ma destination finale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une heure d'attente, je pu m'introduire en force dans un taxi Panhard dont le pot d'échappement pétaradant indiqua bien à l'avance sa venue. J'étais comprimé en surplus sur le siège arrière avec d'autres passagers, des paysans qui rentraient après avoir vendu leur petit bétail et acheté des victuailles au marché d'Aomar. La galerie était à l'image du véhicule: pleine à craquer de couffins et de paquets ficelés d'où des caquètements de poules en souffrance me parvenaient comme des appels à l'aide. Ce n'était pas un voyage de plaisir dans ces lacets tortueux qui devaient nous mener tous à bon port; j'avais l'impression de revivre l'aventure de Charles Vanel dans &quot;Le salaire de la peur&quot;? Toute proportion gardée. Pour l'enfant de la ville que j'étais, la vie rurale me donnait ses premières leçons et en définitive ce qui dominaient principalement c'étaient la décontraction, le sourire et la fatalité de ces montagnards de kabylie qui préservaient une certaine sagesse dans ce décor lunaire : &quot; Ne fabriques pas le mauvais sang, il se fabriquera tout seul&quot; me dit l'un d'eux. Mon arrivée à l'hôtel fut ressentie comme une délivrance avec une grande joie d'être accueilli comme un notable ; une odeur de &quot;cheurba&quot; remplissait mes narines et je me délectais à l'avance du thé à la menthe que je n'allais pas tarder à savourer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 1° octobre 1961 donc, à 8h30, je venais de faire l'appel de la classe et j'eus la bonne idée d'aller ouvrir la fenêtre. Ce fut un éblouissement incomparable, un moment magique que la mémoire enregistre pour toujours, j'étais au balcon d'un spectacle de montagne que j'observais pour la première fois de ma vie. Face à moi, les neiges éternelles du Djurdjura scintillaient comme des diamants dans un écrin, le soleil s'apprêtait à franchir les crêtes dans un halo aveuglant, c'était ahurissant de beauté ; comme j'aurais voulu partager cet instant avec ma famille et les amis restés à Bab el Oued. Le tableau mêlait toutes les couleurs de l'arc en ciel, et le Djurdjura dans sa majestueuse hauteur, tel un artiste peintre, me donnait l'impression de tremper la pointe blanche de son sommet dans le bleu azur du ciel. Je me sentis attirer par cette féerie éternelle, et chaque matin désormais, en ouvrant la fenêtre de ma classe j'entrevoyais le vrai bonheur.
C'était il y a bien longtemps et le Sauze a contribué bien courtoisement à faire revivre pour un instant le Djurdjura. Entre montagnes c'était la moindre des choses.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Liliane DOMENECHE</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/18/DOMENECHE-Liliane</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Oct 2018 11:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>prof de secrétariat</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 22/09/2015 10:14&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je reprends le message d'Antoine Billota.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme je le comprends...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai eu mon 1er poste de prof de secrétariat à 23 ans et j'avais des élèves entre 15 et 18 ans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me souviens du 1er cours où quand les filles sont rentrées dans la classe, j'avais mis mes mains tremblantes derrière le dos et je me les pincées pour que çà s'arrête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai été parachutée moi aussi sans formation et je crois que finalement je me suis pas trop mal débrouillées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai essayée de prendre tout ce qui avait été positif avec les profs que j'avais eu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surtout pas la pédagogie d'un prof d'histoire géo de 4ème qui commençait toujours le cours par une intéro. Il suffisait de repérer la vingtaine de mots en gras du cours car l'intero se résumait en 20 questions dans l'ordre chronologique. C'était très facile 'avoir 20.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite on échangeait nos feuilles et on corrigeait. Puis relevé des notes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il restait un quart d'heure avant que la cloche sonne, c'est tout juste si on avait le temps de lire la leçon suivante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était pas compliqué d'être prof...&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Tony BILLOTTA</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/18/Tony-BILLOTTA</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9ebf737e752e1c8f9017f9f7d35aca34</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Oct 2018 11:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>documents divers</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 22/09/2015 07:58&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À propos de cet arrêté paru aujourd'hui dans la rubrique &quot;documents divers&quot; de ce site.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec étonnement et grande surprise, je retrouve mon 1er arrêté de nomination du 30 septembre 1960 dans l’enseignement au Collège Laverdet de Maison-Carrée pour assurer « immédiatement » les cours de lettres-anglais, sans avoir jamais été informé ou préparé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surprenant le fait&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- que j’avais reçu cette notification la veille de la rentrée scolaire (peut-être aucun enseignant n’avait-t-il eu le courage de rejoindre ce poste ?)
- que, pendant 8 ans, j’avais fait 4 fois par jour à pied le trajet des Messageries au lycée Bugeaud, sans jamais voir l’adresse que je découvre en lisant le cachet du Service Départemental de l’Enseignement Primaire d’Alger : 7 avenue de la Marne ! ! !
Ami-e-s collègues, le saviez-vous ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà, simple et heureux souvenir : Je n’avais que 20 ans et suis arrivé dans un collège mixte mais où les jeunes filles de 3ème, largement majoritaires, en avaient 16-17 ! ! !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n’en menais pas large(c'est ça, les copains, rigolez !)...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me souviendrai toujours des très bons résultats obtenus par mes élèves au BEPC (particulièrement en anglais où j'avais donné en classe le même texte qu'à l'examen !), Brevet Élémentaire, et au Certificat d’Études Primaires par toute la classe de 5ème que j’avais préparée et présentée en candidats libres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qu’il en reste ? Beaucoup de fierté et surtout beaucoup d’émotions quand elles et ils se sont manifesté-e-s après m’avoir retrouvé sur Internet et quand nous nous écrivons, nous rencontrons ou nous nous téléphonons ; c’est à l’un d’eux d’ailleurs que je dois d’être retourné avec ma famille à Alger,d'avoir été logé chez lui, nourri, accompagné..&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/17/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Oct 2018 11:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>Souvenir olfactif et fraternel à Bab el Oued</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 17/09/2015 09:13&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Souvenir olfactif et fraternel à Bab el Oued&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les murs des maisons autour du lavoir de la Bassetta, doivent se souvenir de ces airs espagnols qui se répandaient dans le quartier par les fenêtres entrouvertes les matins d’été. Nos aïeux se régalaient à écouter ces musiques de leur pays sorties d’un phonographe à manivelle. La vie se déroulait paisiblement, pourvu que la table du dimanche midi ait été bien garnie autour et dessus. Autour, il y avait la famille, parents et enfants ; dessus une marmite contenant une “arroz caldo” qui embaumait les paliers des maisons. A la fin du repas, retentissaient des rires à l’écoute de cet air valencien : “ La ouella fa roz sin seba, et le ouello di que no vol, la ouella salsa li pega et le ouello li trenca le pérol.” Cette comptine de nos anciens rappelait le pays de leurs ancêtres qu’ils avaient quitté pour offrir un avenir meilleur à leur descendance. Et comment oublier les odeurs qui s’installaient tous les jours, sur le coup de midi dans le courant d’air des maisons aux portes d’entrée toujours ouvertes. La friture de poissons, de poivrons, d'aubergines, les sardines en escabetch et « l’omblette de pon de terre » ravissaient nos narines d'enfant. Alors, on ressentait un torrent de plaisir se déverser dans nos gorges. Mes amis, quel bonheur et quelle chance d’avoir vécu cette époque extraordinaire sous la protection de nos parents. L'existence en ce temps là à Bab el Oued se déroulait dans la simplicité du monde ouvrier et les petites gens qui habitaient le quartier, trimaient toute leur vie pour espérer donner un avenir meilleur à leur famille. L'amitié et la solidarité entre voisins apportaient du réconfort à chacun. Souvenons-nous du trait de caractère de ce modeste petit peuple : la déconnade et le rire. Sans prétention, nous avions inventé le festival du rire à tous les coins de rue. Chaque soir au retour du travail, surtout l'été, la rencontre avec les copains était un moment sacré d'échanges et de fraternité ; là aussi, nous étions les précurseurs des MJC ( maisons des jeunes et de la culture). Je me marre d'entendre aujourd'hui qu'une fois par an on célèbre la fête des voisins. Chez nous, chrétiens, juifs et musulmans se retrouvaient dans la joie à chaque fête religieuse et comme nous avions trois religions et que la coutume voulait que l'on offre une assiette de gâteaux fait maison à ses voisins de palier, on se régalait toute l'année.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Andrée</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/17/ANDREE</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Oct 2018 11:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>PLAGE DE L’ÉDEN</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 26/08/2015 15:20&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;OUI NOUS AIMONS CETTE PLAGE DE L'EDEN QUI NOUS RAPPELLES QUE DE BONS SOUVENIRS ET OU TOUS LES ENFANTS DE LA BEO SE RÉUNISSAIENT
VOICI UN PETIT TEXTE QUE J'AVAIS ECRIT SUR CETTE PLAGE DE L'EDEN
UN COUCOU A ROSE ET A TOUS LES AMIS(ES) DE LA CONSOLATION
ET A VOUS TOUS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PLAGE DE L’ÉDEN&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CHÈRE PLAGE DE MON ENFANCE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;MES SOUVENIRS SE PENCHENT&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;SUR LE CHEMIN DE MON ENFANCE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JE FERME LES YEUX&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JE TE VOIS DU HAUT DE MES 8 ANS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;BELLE MAJESTUEUSE ENDROIT MAGIQUE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;OU TOUS LES ENFANTS DE LA BEO SE RÉUNISSAIENT&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TU RECEVAIS EN ÉCHANGE BEAUCOUP D’AMOUR DE NOUS TOUS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;POUR ARRIVER VERS TOI&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JE LONGEAIS LE COTE DU JARDIN RICOME&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PUIS UN PEU LE BOULEVARD PITOLET&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ET LA J’EMPRUNTAIS LES ESCALIERS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUI ME MENAIS VERS TOI&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’EST CHEZ TOI CHER PLAGE DE L’EDEN&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUE J’APPRIS A NAGER&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’EST SUR LE ROCHER DE FLEUR D’EAU&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUE J’APPRIS A PLONGER&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’EST LA PRES DE TOI&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;QUE NAISSAIENT LES PREMIERS AMOURS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TOUTES CES BELLES JOURNÉES ENSOLEILLÉES&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;SONT GRAVÉES DANS MA MÉMOIRE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ET RANGER DANS UN TIROIR SECRET&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;CHER PLAGE DE MON ENFANCE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ALGER CHER PAYS OU JE SUIS NÉE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JE PENSE SOUVENT A TOI&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ET CE SERA AINSI JUSQU’À LA FIN&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ANDREE&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Raymond MOLTO</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/10/17/Raymond-MOLTO</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Oct 2018 10:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>Les odeurs de là bas</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 25/07/2015 07:27&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les odeurs de là bas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sens-tu le frais parfum de la blanche anisette&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le verre embué ? Et celui des brochettes&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux portes des cafés ? De là bas c'est l'odeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Me voici transportée sous l'oranger en fleurs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des souvenirs, soudain, s'ouvre tout grand le livre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand toutes ces senteurs se mettent à revivre,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est un ciel éclatant d'azur et de vermeil&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une mer d'émail bleu ondulant au soleil&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est la vigne naissant au sein des terres rouges&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est midi si brûlant que l'ombre seule bouge&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est l'ardente clarté courbant les floraisons&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est la chaleur, la plage; c'est notre maison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Respire à pleins poumons cette odeur généreuse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et vois le bourricot sur la route poudreuse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui trotte résigné, chargé de lourds paniers&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui lui battent les flancs. Retrouve les palmiers&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux écailles brunies dont la houppe balance&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans les cieux en fusion la verte nonchalance&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui, respire bien fort les parfums de là bas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et tu verras alors, emplissant les cabas&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tunique de sang, la tomate pulpeuse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'orange ensoleillée et la grappe juteuse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tu sentiras l'odeur des couscous épicés,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des paëllas fumantes, des piments grillés,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et l'arôme fruité de notre huile d'olive&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fragrance salée du rouget, de la vive&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De la dorade rose au bout de l'hameçon&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dont on se mijotait des soupes de poissons&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vois les figues sucrées emplissant la corbeille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Près desquelles tournoient les friandes abeilles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Délaissant le jasmin langoureux, obsédant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous mordions dans la vie, ensemble, à pleines dents&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était la joie, le rire, c'était le bonheur !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le passé contenu dans ces fortes senteurs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était les temps heureux, c'était notre richesse...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car l'odeur de là bas, c'était notre jeunesse !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Odette TREMELAT LEGAY&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVE</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/06/14/Andr%C3%A9-TRIVE</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jun 2018 15:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>LE COUP DE CANON</category><category>Le Ramadan</category><category>Le sirocco</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 18/06/2015 09:27&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LE COUP DE CANON&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est 18 h, le coup de canon vient d'annoncer que le jeûne peut être rompu. Nous sommes au mois d'Aoùt 1950, j'ai 9 ans. Le Ramadan est installé pour un mois dans Bab el Oued. Le sirocco et la chaleur caniculaire de l'été accentue la difficulté à ne pas boire durant la journée. Dans la rue des Moulins on note une agitation particulière avec les clients qui se précipitent dans le café maure de l'Etoile Blanche pour rompre le jeune en avalant une gazouz bien fraîche. Les marchands itinérants ont installé leur chariot à deux roues, maintenu en équilibre par une béquille. On fait la queue pour acheter des maïs grillés, des jujubes, des figues de barbarie. A gauche de l'entrée s'alignent sur des grandes plaques les pâtisseries orientales au miel et aux amandes dont je raffole. Pour certains, la partie de dominos les transporte dans un moment de plaisir partagé entre amis autour d'un thé à la menthe après une dure journée de carême. Leur joie s'exprime par le claquement du pion qu'ils frappent sur le tapis. L'euphorie est générale. Qu'il fait bon vivre dans ce quartier populaire d'Alger où les traditions sont respectées par toutes les religions. A 21 h, après notre repas pris en famille, nous nous retrouvons assis sur le trottoir à profiter de cette belle fête qui occupe la rue et comme chaque soir, avec quelques pièces de monnaie j'achète des zalabias et des makrouds qui collent aux doigts. Alors, je me lèche les babines comme un chaton avec ce miel qui ne coagule jamais en été. Nous allons nous coucher avec les douze coups de l'horloge de l'école de la place Lelievre. Quel bonheur de savoir que tout recommencera le lendemain et ce, pendant un mois. C'est impossible à oublier ces moments d'enfance passés en compagnie de mes parents. Ce mois de Ramadan en été dans la rue des Moulins à Bab el Oued ne s'est jamais effacé de ma mémoire...C'était la fête pour tous. Bon Ramadan, khouya Mustapha !&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Robert VOIRIN</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/06/14/Robert-VOIRIN</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:85a0f4e0f39c94b6df7f1f4ec0f5172d</guid>
    <pubDate>Thu, 14 Jun 2018 15:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>c est nous les Africains</category><category>le début du cauchemar</category><category>MOTS D HISTOIRE</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 15/06/2015 17:17&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;MOTS D'HISTOIRE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était &quot; le commencement de la fin &quot; et le début du cauchemar,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;on venait de nous asséner un &quot;  coup de Trafalgar '',&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; ils se moquent de nous comme de l'an quarante &quot;ceux qui nous gouvernent&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;se disait on, et en plus ils nous faisaient &quot; prendre des vessies pour des lanternes ''.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'est retrouvés rapidement &quot;dans la dèche &quot;et dans la peine,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;alors là vraiment on était &quot; bons comme la romaine &quot;,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;victimes du &quot;coup de Jarnac ''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;nous qui n'avions jamais '' tourné casaque &quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;on ne s'est pas sentis &lt;em&gt; en odeur de sainteté &lt;/em&gt; dans notre pays en faillite&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;il a fallu &lt;em&gt; prendre une mesure draconienne &lt;/em&gt;, le quitter au plus vite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au dessus de nos têtes se profilait &lt;em&gt; l'épée de Damoclès &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et sans faire &lt;em&gt; des salamalecs &lt;/em&gt; ni &quot; des pataquès ''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;on s'est précipités sur les quais du port d'Alger &lt;em&gt; en rang &lt;/em&gt; d'oignon ''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;pour prendre le bateau en catastrophe et ça se &lt;em&gt; bousculait au portillon &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On devenait comme &quot; des dindons de la farce ''et complètement abandonnés,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;sur qu'on était pas &lt;em&gt; sortis de l'auberge &quot;alors que &lt;/em&gt; l'heure H était arrivée &quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés en France ça était &lt;em&gt; la croix et la bannière &lt;/em&gt; et encore pire&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;car pour &lt;em&gt; avoir droit au chapitre &lt;/em&gt; on a eu &lt;em&gt; maille à partir &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;avec ceux qui voulaient nous &lt;em&gt; mettre à l'index &lt;/em&gt; à jamais&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et nous &quot; jeter aux oubliettes &quot; en nous faisant &lt;em&gt; une cote mal taillée &lt;/em&gt; .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; Solide comme le Pont Neuf &quot; grâce à notre &lt;em&gt; travail de romain &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;on leur a alors chanté à tue tête &lt;em&gt; c'est nous les Africains &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Robert Voirin&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Raymond MOLTO</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/06/14/Raymond-MOLTO</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jun 2018 15:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>Bonne fête des Mamans</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 31/05/2015 06:26&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne fête des Mamans&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour vous chères Mamans en ce jour de fête ...
Que vous soyez gracié par cette journée.
Pour toutes les femmes qui ont donné la vie.
Que ce jour soit celui de la Paix et de l'Amour pour vous ...
Pour toutes les Mamans du monde...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que la vie vienne les combler à leur tour.
Quelque soit votre âge vous êtes des personnes uniques.
Pour vous qui avez donné la Vie ...
Quand vous regardez vos tout petits...
Vous êtes si heureuse de ce bonheur si indescriptible...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je le sais en tant que Maman ...
Que dans le fond de mon coeur...
Je suis fière de mes enfants ...
Je les aime tellement ...ils sont venus
Combler ce que je n'avais eu enfant...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous savez ...vous les Mamans que je ne connais pas.
Je vous souhaite tout le bonheur du monde...
La mienne est partie au ciel...
Si la vôtre a rejoint le paradis...
Levé les yeux au ciel elle vous sourira...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une Maman reste dans le coeur d'un enfant éternellement.
N'oubliez pas que ce que le vie vous donne ...
Jamais elle vous le reprend vos enfants sont ...
Un lien d'amour avec vous-mêmes...
Soyez fières d'être des Femmes dont la force est inégalable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors pour toutes celles qui ont donné la vie...
Où qui vont le faire bientôt ...
Je vous souhaite une merveilleuse fête...
Prenez soin de vous surtout...
N'oubliez pas vous les Mamans&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous êtes des Anges sur terre...&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2018/06/14/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jun 2018 15:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>Slimane le charbonnier</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 29/05/2015 15:08&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour François Estève de la rue des moulins.
Slimane et Omar
L'enfance c'est des moments de vie insouciants rangés méticuleusement dans la bibliothèque de sa mémoire et qui reviennent en boucle tout le temps dès qu'un petit signe vous relie à ce passé. Ce signe peut être une odeur, un son ou la lecture d'un simple mot qui vous transperce d'émotion. L'an dernier sur notre site un message de l'ami Merzak citait ce noms d'une figure du quartier : &quot;Slimane le charbonnier&quot;; mon regard s'embua immédiatement, ce nom ne pouvait pas me laissait indifférent, il ravivait toute mon enfance à Bab el Oued.
Slimane DOUDOU et son frère Omar tenaient un commerce de charbon juste en face du magasin de vins et liqueurs de mes parents au 4 rue des Moulins. Originaires de Bounoura près de Ghardaïa (Mzab)ils m'avaient vu naître en 1941. Entre mes parents et les Doudou, il y avait bien plus que de l'amitié. Pendant les années 39/40 alors que mon père était mobilisé sur le front en France, Slimane rendait de nombreux services à ma mère qui gérait seule le magasin avec la charge d'élever mon frère aîné âgé de 3 ans. Il intervenait quotidiennement pour placer les lourds tonneaux de vin sur le chantier ; sans son aide, ma mère n'aurait pas pu assurer la marche du commerce.
Le magasin de Slimane ressemblait à une véritable caverne d'Ali Baba. On y trouvait de tout et les produits de droguerie vendus au détail et à l'air libre vous piquaient les yeux et la gorge en entrant dans le petit espace qui accueillait les clients. Dans un grand tonneau situait à la droite de l'entrée recouvert d'un plateau, se trouvait la sciure de bois, et au dessus une balance romaine servant à peser le charbon vendu en vrac, stocké dans la pièce arrière jusqu'au plafond. Inévitablement,parfois, la pile de charbon dégringolait brutalement, semant la panique dans le magasin où un immense nuage de poussière noire se répendait telle l'encre de sépia. Le haïk blanc des femmes sorties précipitamment sur le trottoir pour respirer avaient leur haik blanc transformé en niquab afgan tout noir de la tête au pied. Et Slimane comme un capitaine de navire en train de sombrer, sortait le dernier enveloppé de poussier noir en train de se dissiper lentement. Son sourire gêné à la &quot;Afric-film&quot; ressortait le blanc lumineux de ses yeux et de sa dentition, alors, il se confondait en excuses auprès des voisins et l'incident était clos.
En pénétrant dans le local, on était saisi par l'ambiance sinistre où l'ampoule électrique recouverte de poudre fine distillait une lumière tamisée comme dans une catacombe romaine. Deux calendriers côte à côte étaient fixés au mur : le traditionnel des postes et celui de l'Hégire écrit en arabe où la main de Fatma de couleur verte, sertie de paillettes conjurait le mauvais sort. Le comptoir servant de caisse croulait sous la paperasserie : les factures et le traditionnel carnet de crédit fait aux clients n'échappaient pas à la poussière de charbon qui s'insinuait de partout. Même poussière sur les rayonnages où s'entassaient des produits les plus hétéroclites : kanoun, lampe à pétrole, veilleuses, fourneau à pétrole, déboucheurs de fourneaux, mèche à lampe, bougies vendues à l'unité, cristeaux de soude, naphtaline, pinceaux à chaux en alfa, lavette en filasse, éventail et soufflet (marora) pour kanoun, alcool à brûler et pétrole tirés d'un tonneau métallique, lessiveuses, savon de Marseille en paillettes, blanc d'Espagne, brillantine Roja, le &quot;ça sent bon&quot; (banita), paquets de lessives Bonux et Persil, pompes à flytox, poudres à teintures, henné, encens(jaoui) et pour les superstitieux : graines pour kanoun(fassour) et tarentes séchées (téta). A chaque vente, il époussetait le produit en soufflant énergiquement d'une expiration profonde comme un trompettiste de jazz afin de retrouver l'étiquette et percevoir le prix. Quand j'allais &quot;faire&quot; de la monnaie pour mon père, au retour je n'échappais pas aux salissures du poussier de charbon qui faisaient la réputation des charbonniers et aussi des ramoneurs.
Je me revois âgé de 5 ou 6 ans dans le calme d'un après midi d'été, Slimane me juchait en amazone sur le cadre de son vélo et me faisait faire le tour de l'immeuble par la rue de Chateaudun et la rue du Roussillon. L'air chaud caressait mon visage et me donnait une sensation de rafraîchissement comme le ventilateur qui tournait au plafond de chez Prosper le marchand de tissus.
Chaque midi, son magasin dégageait des odeurs de cuisine ; Slimane préparait le repas. Je le revois activant par saccade la pompe du fourneau à pétrole comme une pompe à bicyclette et me disant poliment : &quot; André, tu manges avec moi ?&quot; Il faut bien reconnaitre que Slimane et Omar étaient déjà des travailleurs immigrés dans leur propre pays. Ils travaillaient à Bab el Oued loin de leur famille qu'ils retrouvaient à tour de rôle une fois tous les 2 ans. A cette occasion ils s'habillaient avec fierté dans le tradistionnel costume des gens du sud tout de blanc vêtu ; enfin ils allaient retrouver femme et enfants qu'ils avaient regardés durant tous ces longs mois de labeur à Bab el Oued sur de minuscules photos en noir et blanc délavés.
C'était çà notre vie à Bab el Oued ; remplie de scènes pittoresques d'une époque totalement révolue et que nous partagions parce qu'elles faisaient partie de notre destin commun.
Dans le quartier nous nous connaissions de père en fils depuis des générations. Les fils prenaient la suite des parents et cela semblait éternel.
Les charbonniers Slimane et Omar rendaient des services à tout le quartier et tout le quartier les considérait comme de la famille&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2017/09/26/Andr%C3%A9-TRIVES2</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Sep 2017 21:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>l Amitié et de la Fraternité au Grand St Jean à Aix en Provence</category><category>LA DECONNADE</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 25/05/2015 13:03&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;UNE DE PLUS OU UNE DE MOINS ? QUE LA DECONNADE RECOMMANCE EN 2016...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce dimanche de Pentecôte s'interprète suivant les humeurs de chacun. Les optimistes diront &quot;une de plus&quot; et les pessimistes &quot;une de moins&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La semaine dernière l'Académie Française faisait état des nouveaux mots qui intégraient la langue française et donc le dictionnaire. Qu'elle ne fut pas ma satisfaction de constater la prise en considération du mot &quot; DECONNADE&quot;. Et oui, ce mot venu de notre patrimoine linguistique, inventé par les enfants de Bab el Oued venait d'être reconnu dans le langage courant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hier, l'ABEO conviait les enfants de Bab el Oued encore vivants avec une pensée pour ceux déjà partis, à notre grand rassemblement annuel de l'Amitié et de la Fraternité au Grand St Jean à Aix en Provence. Et croyez-moi si vous le voulez, ce fut aussi la fête de la déconnade. Tout contribuait à entretenir entre ces retraités exilés loin de leur quartier de BEO, la dérision et l'envie de faire rire l'entourage. Comme un devoir impérieux la déconnade fleurissait d'éclats de rire et d'anecdotes croustillantes. En un instant l'enfance reprenait le dessus et comme dans nos cours d'école, les &quot;tape-cinq&quot; accompagnaient les connivences retrouvées. Quel bonheur de sortir de ce présent si compliqué pour retrouver notre simplicité d'hier. C'était merveilleux et bienfaiteur car toutes les douleurs avaient disparues. En fait comme tout le monde rencontrait des problèmes de dos ou de genoux, il était urgent de retrouver notre légendaire déconnade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les bénévoles de l'ABEO, et leur président René SANCHEZ, une fois de plus ont réussi leur coup, celui de faire revivre la déconnade de notre cher Bab el Oued. Mieux que les médicaments, l'ABEO est le meilleur remède que l'on ait trouvé pour guérir nos bobos de papy.&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>André TRIVES</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2017/09/26/Andr%C3%A9-TRIVES</link>
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    <pubDate>Tue, 26 Sep 2017 21:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>AIX EN PROVENCE</category><category>la bassetta</category><category>la calentita</category><category>pastéra</category><category>route de Rognes dans à l ombre des platanes du Grand St-Jean</category><category>ta ouéla</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 22/05/2015 08:18&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans 48 h, nous vivrons le plus beau jour de l'année ; celui où l'espace de quelques heures nous retrouverons nos origines. Le grand rassemblement des enfants de Bab el Oued, ce dimanche de Pentecôte, n'a rien de nostalgique car ce jour là, tant attendu, n'aura rien de triste ni rien de mélancolique. Ce sera la fête de la fraternité où les cris de joie des retrouvailles et les rires des histoires à se raconter, nous redonneront la force d'exister et de pouvoir attendre un an de plus pour échanger à nouveau nos accolades d'amitié. Tout au long de l'année l'ABEO, convie ses membres et leurs invités, à des repas dansants, des sorties et croisières où à chaque fois nous avons le sentiment de former une seule et même famille. Venez, braves enfants de Bab el Oued aux cheveux blanchis par le temps, à ces manifestations ; les moments que vous vivrez seront uniques : vous serez plongés à nouveau dans l'ambiance &quot;en bas la rue&quot;. Et en attendant RDV dimanche à AIX EN PROVENCE, route de Rognes dans à l'ombre des platanes du Grand St-Jean où vous entendrez :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-Faire un tour en pastéra, c'est tata c'est l'algérois !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-La figa de ta ouéla, c'est tata c'est l'algérois !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-Monter la côte de la bassetta, c'est tata c'est l'algérois !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;-Manger de la calentita, c'est tata c'est l'algérois !&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Andrée</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2017/09/26/Andr%C3%A9e2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:214352c0dd432fc2049b358a1dcc9754</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Sep 2017 21:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>Algérois Sétifiens</category><category>Béjaoui</category><category>Enfants d Alger d Oran</category><category>JOLI POEME DE MA PETITE FILLE OCEANE SUR L ALGERIE</category><category>Oranais</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 17/05/2015 08:01&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JOLI POEME DE MA PETITE FILLE OCEANE SUR L'ALGERIE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfants d'Alger d'Oran&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux de Constantine&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passant par Sétif et Bougie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous avaient quittés&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Votre bien aimée&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premiers rires&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle qui a fait naître vos sourires&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pays de votre enfance&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Terre de l'adolescence&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premiers amours, premiers baisers&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du jour au lendemain, devoir tout quitter&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Calme, école et paix&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis, larmes, peurs et bombardés&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des heures, des mois dans l'effroi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Algérois Sétifiens, Béjaoui, Oranais&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Premières questions&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Impossible de penser à l'abandon&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De l'Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Temps des tristes adieux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C 1/2 urs serrés, terre de vos aïeux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être seulement un long au revoir&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les yeux remplis d'eau, serrant vos mâchoires&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernier regard sur votre belle Dame&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur, enfants et Madame&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Partant de l'Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En avant pour le bateau&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non, il n'était pas beau&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quittant votre mer, votre soleil&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui ici, là-bas la veille&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Horizons se ressemblants&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dur déchirement, continents différents&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l’Algérie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De Marseille au Nord&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toujours aussi fort&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant si éparpillés&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais éternellement animés&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par l'amour et les souvenirs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De celle qui vous a vu naître ou a su vous accueillir&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Votre Algérie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oceane Bar&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
  <item>
    <title>Andrée</title>
    <link>https://www.neababeloued.fr/blog/post/2017/09/26/Andr%C3%A9e</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:161d2225673a08b1d5482c2b99b59a3c</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Sep 2017 21:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian TIMONER</dc:creator>
        <category>Bibliothèque des trois horloges</category>
        <category>boulevard Pitolet</category><category>L EDEN CHERE PLAGE DE NOTRE ENFANCE</category><category>le jardin Ricome</category>
    <description>    &lt;p&gt;Le : 15/05/2015 13:10&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;BONJOUR A TOUS&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'EDEN CHERE PLAGE DE NOTRE ENFANCE JUSTEMENT VOICI UN BEAU POEME QUE MA PETITE FILLE OCEANE A FAIT SUR CETTE PLAGE&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;UN BEAU CADEAU QUI VAUT TOUT L'OR DU MONDE&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;poème L'EDEN&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour cette plage de l’Éden&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toi et ton eau bleu&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rempli de moments merveilleux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je repense à mes 8 ans&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me revois courir sur ton sable en riant&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plage de mon enfance&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ta mer et ses incroyables nuances&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joyau de mes années passées&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce pays que j'ai tant aimé&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Endroit rempli de milles souvenirs&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est là que sont nés mes sourires&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toi, si magique, majestueuse et belle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même parfois un peu rebelle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lieu de tous les enfants&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec ce soleil si brillant&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tu nous offrait tes bras&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et nous, nous n'aimions que toi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu'à toi, tu m’appelais&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je passais par le jardin Ricome pour y arriver&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans oublier le boulevard Pitolet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me souviens encore de ses escaliers&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout ce chemin pour toi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'étais toujours là&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est chez toi, que j'ai appris à nager&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Y-a-t-il toujours ce rocher de fleur d'eau où je plongeais ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai grandis avec de toi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai aimé mes premiers amours près de toi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les jours moroses je repense&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A toi, amour de mon enfance&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Côte de ses belles années&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon Alger que j'ai quitté&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toi qui m'as vu naître&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je t'écris cette lettre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A toi, je n'ai pas cessé de penser&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sera ainsi à jamais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;B OCEANE&lt;/p&gt;</description>

    

      </item>
  
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